Sofiane lors de l'interprétation de son solo sur le catwalk.

DÉFILÉ CHORÉGRAPHIK 2K18

 

Wow… Ça fait longtemps que je n’ai pas posé des mots sur un évènement et me revoilà !

Conviée par Pôle en Scènes, je peux enfin dire que JE SUIS VENUE À LYON! 

Ça faisait des mois que c’était prévu mais plus la date approchait,  plus j’avais hâte. “Mais tu vas dans des events tous les week-ends, je comprends pas” me direz-vous … c’est différent.

Je vais rarement à un NOUVEL évènement et cela faisait bien plusieurs éditions que je devais venir au Festival Karavel sans que cela ne se fasse jamais vraiment alors oui! J’étais au max.

Précisément, j’allais assister à la cérémonie d’ouverture de la 12ème édition du festival qui se présentait sous la forme d’un défilé chorégraphique.

UN DÉFILÉ CHORÉGRAPHIQUE : QU’EST-CE QUE C’EST ?

Oui, moi aussi je me suis posé la question… J’ai même cherché sur internet quelques informations à grapiller par çi et là… En vain!

Ce concept porté par Mourad Merzoukhi est simple : c’est un concours où 14 danseurs français professionnels triés sur le volet présentent un show de 3 minutes. Ils sont ensuite jugé par 5 personnalités du milieu de la danse afin de remporter un prix.

D’ACCORD… ET CETTE ANNÉE ALORS, C’ÉTAIT COMMENT ?

L’évènement a débuté avec le show à 280° de The Link – une troupe de 46 danseurs lyonnais réunis pour l’occasion. Bien que l’effet mégacrew ait su animer tout l’espace du beau Palais de la Bourse et pleinement enthousiasmer un public peu habitué à ce genre d’accueil. De mon côté, je n’ai pas été séduite par ce dansé (mais vous avez tous suivi mon épopée au WOD alors vous savez déjà que je ne suis pas fana de ce genre de proposition) – même si cela m’a bien fait sourire de voir mon voisin s’en déhancher avec joie sur sa chaise. Après une joyeuse intervention de Mourad et les représentants des partenaires principaux du festival, l’animateur de notre soirée aka Johnson aka Monsieur Top Rock annonce les 7 premiers shows.

On rencontre alors Noé qui nous emmène dans une conversation touchante avec grand-mère sur la place de la danse dans le monde, mais aussi Sofiane qui nous plonge dans une dualité où joies et pleurs s’entremêlent & se confondent…

Un peu comme les mots. Oui. Un peu comme ces mots que le duo Undeuxground nous ont conté dans une prose chanté tout spécialement concocté pour le festival Karavel. Ceux qui me lisent depuis le début savent ô comment le slam est un art qui me touche & j’ai trouvé cela très beau.

“Touché la Kiudee !”…

Et ce n’était que le début car s’en est suivit les 7 dernières performances de la soirée où les maîtres mots étaient “retour aux sources”. 

Que ce soit un rapport aux ancêtres via le solo de Lady Madskillz qui mettait en lumière une sombre partie de notre histoire, celle des esclaves en Afrique (et ailleurs), aux origines avec la grâce orientale de Sarah Bidaw, à une époque avec le show 100% funk de Funky-J ou encore tout simplement aux mouvements avec Medhi Kerkouche.

ET DU COUP, COMMENT ÇA S’EST FINIT ?

N’allons pas trop vite ! C’était la première fois que j’assistais à l’un des évènements proposés par le festival Karavel et au-delà du bel accueil que j’ai reçu, j’ai passé un très agréable moment. Le public était totalement réceptif et DJ T-Sia a su animer avec brio la salle à chaque pause.

J’ai particulièrement apprécié le concept de “concerner” le public en l’intégrant pleinement dans l’évènement au-travers du jeu-concours où ils pouvaient faire leurs propre TOP 3 façon Tombola. Surtout en sachant que les fonds ensuite reversés aux danseurs gagnants.

Le danseur est vraiment mis en avant à sa juste valeur dans l’évènement et ça fait plaisir à voir. Et pour eux, à vivre.

Alors oui, en conclusion, c’est Link qui a remporté cette 3e édition du Défilé ChorégrafiK mais de mon côté, j’ai vécu une belle première expérience lyonnaise et j’ai pu rencontrer de belles personnes alors merci.